La chaîne Planète nous gratifie régulièrement de très bons documentaires... Et le dernier en date, nous l'avons regardé ce Dimanche 28 Septembre (joyeux anniversaire, Timo !).
Une vie après l'homme, documentaire en 2 épisodes, imagine avec réalité ce qu'il adviendrait de notre bonne vieille Terre et de tout ce qu'elle porte si nous disparaissions.
http://www.planete.tm.fr/programmes/fiche.html?PROG_ID=10655530000001&BROA_ID=40656
Le documentaire est ponctué d'images de synthèse superbes et de commentaires simples de spécialistes (écologistes urbains, ingénieurs du génie civil, and so on).
L'heure n'est pas à la rigolade. Déjà, c'est Dimanche, le ciel est gris et nous entrons dans l'automne. Et ensuite nous laissons la télévision nous expliquer que les ponts s'effondreront très vite, faute d'un entretien régulier. La tour Eiffel résistera un peu plus mais ce n'est que reculer pour mieux sauter (nous ne serons plus là pour la repeindre tous les 7 ans). Le ciment des buildings s'effritera, l'eau reprendra vite sa place dans les villes désaffectées et bientôt recouvertes par une végétation luxuriante. Les chats, redevenus sauvages, chasseront sur le toît des immeubles et qui sait, deviendront peut être volants à l'instar de ces écureuils qui sautent d'un arbre à un autre. Les chiens se déplaceront sans doute en meutes tels les loups avec qui ils pourront s'accoupler. Je ne vous parle même pas des insectes, termites et autres cafards pour qui ce sera la fête tous les jours. Les voitures auront leur squelette à l'air en 25 ou 30 ans, même sous un climat relativement clément (nous ne parlons pas des côtes écossaises).
Et finalement, notre civilisation ne laissera que peu de traces. Subsisteront...les pyramides de Gizeh et la grande muraille de Chine ! Sans doute rien de "notre monde moderne".Parce que notre ciment, plus riche en eau et en sable que celui des Romains, n'aura pas la même résistance que celui du Colisée. Les Egyptiens avaient trouvé les tablettes en argile, nous pensions que nos CD et DVD valaient mieux. Que nenni ! Ils tiendront au mieux quelques siècles, quand les tablettes ont traversé des millénaires.
Ah si, nous laisserons quelques preuves de notre existence...toutes nos installations nucléaires ! Des linguistes et des philosophes cherchent en vain un moyen de signaler la présence de déchets radioactifs par un symbole qui se voudrait compréhensible et universel.
En vain, les symboles variant trop au fil des civilisations.
Comme quoi, la seule empreinte que nous laisserons sera...nocive :(
dimanche 28 septembre 2008
dimanche 7 septembre 2008
Opinion publique : le nouveau média ?
Aujourd'hui, qu'est ce que les médias ?
A l 'époque des blogs, des médias participatifs et de la part croissante donnée aux lecteurs et aux auditeurs, il est de plus en plus difficile de définir ce qu'est l'information.
Bénoït Raphael définit le journalisme comme de l'information vérifiée et filtrée.
http://benoit-raphael.blogspot.com/2008/03/alors-que-au-moment-du-lancement-de.html
Et effectivement, quand ces deux conditions ne sont pas réalisées, nous parlons bien d'erreurs.
Jean Pierre Elkabach a demandé aux journalistes d'Europe 1 d'annoncer le décès de Pscal Sevran en avril 2008 alors qu'ils n'arrivaient pas à confirmer l'information. Et Laurent Ruquier (également sur Europe 1) de relayer l'information sur l'antenne de France 2.
De la même manière, Florence Schaal qui annonce lors du JT de 20 heures la mort d'un petit garçon finalement retrouvé sain et sauf début août.
Et dans les deux cas, l'affaire a fait grand bruit. Mais la course au scoop qui est lancée depuis quelques années ne risque-t-il pas de favoriser ces erreurs qui à la longue ne seront plus démasquées ?
Sortons du petit monde des journalistes maintenant. Qu'en est-il du citoyen lambda ?
Des sites internet comme MediaPart d'Edwy Plenel http://www.mediapart.fr/ ou Agoravox http://www.agoravox.fr/ pour ne citer qu'eux donnent la parole aux malheureux démunis de carte de presse. Prenons l'exemple d'Agoravox : les articles sont filtrés et doivent correspondre à la politique éditoriale (actualité, vérifiabilité des faits etc.). Donc finalement, les articles publiés correspondent à des critères décidés par quelques uns. Mais c'est là l'assurance de la crédibilité. A ceux qui veulent s'exprimer la charge d'assurer leurs dires, et donc leurs arrières.
En revanche, sur la radio, l'exercice est sans doute beaucoup plus périlleux.
Parlons de ce que je connais. Sur Europe 1 et notamment lors du 11h - 14h animé par Jean-Marc Morandini, une place croissante est donnée à l'expression des auditeurs. Je ne prône pas pour une élite journalistique qui ne laisserait aucune parole aux auditeurs.
Mais le danger existe bien non ?
1) Jean-Marc Morandini laisse parfois s'exprimer les parties dont il partage les opinions et baillonne les adversaires. La parole aux auditeurs n'est à mon sens juste que si elle ouvre la porte à tout le monde. Sinon, ne laissons la parole à personne !
2) L'avis de la personne lambda est parfois directement opposée à celle des experts. Et là en revanche, mon sentiment est beaucoup plus tranché. N'opposons pas la parole d'un spécialiste et celle d'un néophyte. Chacun à sa place et les vaches seront bien gardées. Ce qui en découle :
3) OK pour laisser tout le monde s'exprimer mais l'auditeur doit pouvoir faire la part des choses. Se vanter d'avoir "entendu à la radio" que tel truc s'était passé, d'accord. Mais peut être que le bonhomme qui a annoncé fièrement l'événement le tenait peut être de la voisine de la grand-mère de sa femme...
Tout ça pour dire que dans tous les cas, journalistes ou non, la volonté de vérifier ce que l'on annonce doit rester plus forte que la volonté de se faire entendre. N'oublions pas de nous effacer derrière l'information.
PS : je ne souhaite pas faire ici des leçons de morale. Pour les billets écrits précédemment dans ce blog, les informations ont été vérifiées et j'essaie de m'y tenir pour chaque publication que je sors. Mais, ceux s'essaient à la tâche savent qu'elle n'est pas toujours aisée. Ce qui explique parfois des erreurs....
A l 'époque des blogs, des médias participatifs et de la part croissante donnée aux lecteurs et aux auditeurs, il est de plus en plus difficile de définir ce qu'est l'information.
Bénoït Raphael définit le journalisme comme de l'information vérifiée et filtrée.
http://benoit-raphael.blogspot.com/2008/03/alors-que-au-moment-du-lancement-de.html
Et effectivement, quand ces deux conditions ne sont pas réalisées, nous parlons bien d'erreurs.
Jean Pierre Elkabach a demandé aux journalistes d'Europe 1 d'annoncer le décès de Pscal Sevran en avril 2008 alors qu'ils n'arrivaient pas à confirmer l'information. Et Laurent Ruquier (également sur Europe 1) de relayer l'information sur l'antenne de France 2.
De la même manière, Florence Schaal qui annonce lors du JT de 20 heures la mort d'un petit garçon finalement retrouvé sain et sauf début août.
Et dans les deux cas, l'affaire a fait grand bruit. Mais la course au scoop qui est lancée depuis quelques années ne risque-t-il pas de favoriser ces erreurs qui à la longue ne seront plus démasquées ?
Sortons du petit monde des journalistes maintenant. Qu'en est-il du citoyen lambda ?
Des sites internet comme MediaPart d'Edwy Plenel http://www.mediapart.fr/ ou Agoravox http://www.agoravox.fr/ pour ne citer qu'eux donnent la parole aux malheureux démunis de carte de presse. Prenons l'exemple d'Agoravox : les articles sont filtrés et doivent correspondre à la politique éditoriale (actualité, vérifiabilité des faits etc.). Donc finalement, les articles publiés correspondent à des critères décidés par quelques uns. Mais c'est là l'assurance de la crédibilité. A ceux qui veulent s'exprimer la charge d'assurer leurs dires, et donc leurs arrières.
En revanche, sur la radio, l'exercice est sans doute beaucoup plus périlleux.
Parlons de ce que je connais. Sur Europe 1 et notamment lors du 11h - 14h animé par Jean-Marc Morandini, une place croissante est donnée à l'expression des auditeurs. Je ne prône pas pour une élite journalistique qui ne laisserait aucune parole aux auditeurs.
Mais le danger existe bien non ?
1) Jean-Marc Morandini laisse parfois s'exprimer les parties dont il partage les opinions et baillonne les adversaires. La parole aux auditeurs n'est à mon sens juste que si elle ouvre la porte à tout le monde. Sinon, ne laissons la parole à personne !
2) L'avis de la personne lambda est parfois directement opposée à celle des experts. Et là en revanche, mon sentiment est beaucoup plus tranché. N'opposons pas la parole d'un spécialiste et celle d'un néophyte. Chacun à sa place et les vaches seront bien gardées. Ce qui en découle :
3) OK pour laisser tout le monde s'exprimer mais l'auditeur doit pouvoir faire la part des choses. Se vanter d'avoir "entendu à la radio" que tel truc s'était passé, d'accord. Mais peut être que le bonhomme qui a annoncé fièrement l'événement le tenait peut être de la voisine de la grand-mère de sa femme...
Tout ça pour dire que dans tous les cas, journalistes ou non, la volonté de vérifier ce que l'on annonce doit rester plus forte que la volonté de se faire entendre. N'oublions pas de nous effacer derrière l'information.
PS : je ne souhaite pas faire ici des leçons de morale. Pour les billets écrits précédemment dans ce blog, les informations ont été vérifiées et j'essaie de m'y tenir pour chaque publication que je sors. Mais, ceux s'essaient à la tâche savent qu'elle n'est pas toujours aisée. Ce qui explique parfois des erreurs....
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