Je vois déjà la scène : des scènes de tristesse générale, des pleurs peut être même des cris...
Mais ne voyant pas ce que je peux faire pour réorienter convenablement mon blog, le mieux serait encore de rompre définitivement : casser plutôt que déchirer...
Je vais sans doute aller voir ailleurs, sous un autre nom (ne pas traîner indéfiniment de vieilles casseroles) vers une autre voie.
Ciao, bye !
mardi 11 novembre 2008
vendredi 7 novembre 2008
Ouuh là, je suis un peu retard moi !
A force d'être la tête dans le guidon, on ne s'aperçoit même plus du temps qui passe !!
Certes j'ai assez d'ego pour ouvrir un blog mais pas assez pour penser que des tonnes de lecteurs attendent, coeur battant, la publication d'un nouveau message...Donc forcément, qui c'est qui passe le premier à la trappe ? mon blog...
Donc je m'interroge tel la penseuse du vendredi matin (presque midi mais c'était moins joli).
Que faire pour me libérer un peu de temps ? Plusieurs étapes pour ce projet qui je le sais, intéresse au moins la moitié de la population mondiale.
Déjà, primo : rattraper TOUTES les heures sup que j'ai à mon actif. Youpi, une matinée de récup. En réalité, c'est une semaine que j'aurais du prendre. On ne peut pas tout avoir.
Ensuite, deuzio, éliminer tous les petits trucs à faire qui encombrent mon esprit depuis des jours. Procrastination, quand tu nous tiens. Poster le courrier qui traîne (je ne me souviens même plus de la date indiquée sur la lettre). Aller à la pharmacie : heureusement que mon pronostic vital n'était pas en jeu sinon j'aurais pu y laisser ma peau douze fois, entre le rdv chez le médecin et le passage chez son ami l'apothicaire.
Tertio, trouver un toît. Ne pas avoir de chez soi provoque une perte de temps inimaginable en préparation de sac, organisation débile, attente désespérée dans une rue noire et déserte après une loooongue journée de travail (bon d'accord, je ne descends pas dans les mines mais les mamans snobs peuvent représenter une source de stress voire transformer le bureau en un enfer sur terre). Un rendez vous pour mardi, 3 messages et 5 fins de non recevoir plus loin, le destin ne m'appartient plus. Attendons.
Et enfin quartto (rendons ici hommage aux superbes livres, donc le Cortazar qui vaut son pesant d'or. Par contre, n'imaginez pas le lire dans le métro, c'est intransportable), revoir mon organisation mondiale. Meuh non, pas la planète, le journal. Vous vous souvenez, au tout début de ce blog, je prévoyais de choisir des articles et de les commenter. Combien en ai je fait ? Deux peut être ? En fait, le choix n'est pas tellement le souci. Même si la réorganisation du journal a bouleversé mes petites habitudes (trip totalement égocentrique aujourd'hui, ça fait un bien fou). Rubrique Planète derrière la page trois (ma préférée). Puis comment découper dans des journaux qui sont l'empreinte d'un jour particulier (pas besoin de développer, je pense que même la chaise à côté de moi, dans l'ambiance mondiale générale, a compris à quel événement je faisais référence). Alors, plus de découpage & collage (j'allais pourtant passer en dernière année d ematernelle), juste un stockage raisonné des journaux. Le choix prend du temps : le pour et le contre, soupeser, prendre la décision. Et le cerveau fume.
Je finirai sans doute noyée sous une tonne de papier (je suis sincèrement désolée pour tous les arbres abattus mais le papier, pas moyen de s'en passer) mais j'aurai le temps de me voir partir :)
Certes j'ai assez d'ego pour ouvrir un blog mais pas assez pour penser que des tonnes de lecteurs attendent, coeur battant, la publication d'un nouveau message...Donc forcément, qui c'est qui passe le premier à la trappe ? mon blog...
Donc je m'interroge tel la penseuse du vendredi matin (presque midi mais c'était moins joli).
Que faire pour me libérer un peu de temps ? Plusieurs étapes pour ce projet qui je le sais, intéresse au moins la moitié de la population mondiale.
Déjà, primo : rattraper TOUTES les heures sup que j'ai à mon actif. Youpi, une matinée de récup. En réalité, c'est une semaine que j'aurais du prendre. On ne peut pas tout avoir.
Ensuite, deuzio, éliminer tous les petits trucs à faire qui encombrent mon esprit depuis des jours. Procrastination, quand tu nous tiens. Poster le courrier qui traîne (je ne me souviens même plus de la date indiquée sur la lettre). Aller à la pharmacie : heureusement que mon pronostic vital n'était pas en jeu sinon j'aurais pu y laisser ma peau douze fois, entre le rdv chez le médecin et le passage chez son ami l'apothicaire.
Tertio, trouver un toît. Ne pas avoir de chez soi provoque une perte de temps inimaginable en préparation de sac, organisation débile, attente désespérée dans une rue noire et déserte après une loooongue journée de travail (bon d'accord, je ne descends pas dans les mines mais les mamans snobs peuvent représenter une source de stress voire transformer le bureau en un enfer sur terre). Un rendez vous pour mardi, 3 messages et 5 fins de non recevoir plus loin, le destin ne m'appartient plus. Attendons.
Et enfin quartto (rendons ici hommage aux superbes livres, donc le Cortazar qui vaut son pesant d'or. Par contre, n'imaginez pas le lire dans le métro, c'est intransportable), revoir mon organisation mondiale. Meuh non, pas la planète, le journal. Vous vous souvenez, au tout début de ce blog, je prévoyais de choisir des articles et de les commenter. Combien en ai je fait ? Deux peut être ? En fait, le choix n'est pas tellement le souci. Même si la réorganisation du journal a bouleversé mes petites habitudes (trip totalement égocentrique aujourd'hui, ça fait un bien fou). Rubrique Planète derrière la page trois (ma préférée). Puis comment découper dans des journaux qui sont l'empreinte d'un jour particulier (pas besoin de développer, je pense que même la chaise à côté de moi, dans l'ambiance mondiale générale, a compris à quel événement je faisais référence). Alors, plus de découpage & collage (j'allais pourtant passer en dernière année d ematernelle), juste un stockage raisonné des journaux. Le choix prend du temps : le pour et le contre, soupeser, prendre la décision. Et le cerveau fume.
Je finirai sans doute noyée sous une tonne de papier (je suis sincèrement désolée pour tous les arbres abattus mais le papier, pas moyen de s'en passer) mais j'aurai le temps de me voir partir :)
dimanche 28 septembre 2008
Une vie après l'homme, fantastique !
La chaîne Planète nous gratifie régulièrement de très bons documentaires... Et le dernier en date, nous l'avons regardé ce Dimanche 28 Septembre (joyeux anniversaire, Timo !).
Une vie après l'homme, documentaire en 2 épisodes, imagine avec réalité ce qu'il adviendrait de notre bonne vieille Terre et de tout ce qu'elle porte si nous disparaissions.
http://www.planete.tm.fr/programmes/fiche.html?PROG_ID=10655530000001&BROA_ID=40656
Le documentaire est ponctué d'images de synthèse superbes et de commentaires simples de spécialistes (écologistes urbains, ingénieurs du génie civil, and so on).
L'heure n'est pas à la rigolade. Déjà, c'est Dimanche, le ciel est gris et nous entrons dans l'automne. Et ensuite nous laissons la télévision nous expliquer que les ponts s'effondreront très vite, faute d'un entretien régulier. La tour Eiffel résistera un peu plus mais ce n'est que reculer pour mieux sauter (nous ne serons plus là pour la repeindre tous les 7 ans). Le ciment des buildings s'effritera, l'eau reprendra vite sa place dans les villes désaffectées et bientôt recouvertes par une végétation luxuriante. Les chats, redevenus sauvages, chasseront sur le toît des immeubles et qui sait, deviendront peut être volants à l'instar de ces écureuils qui sautent d'un arbre à un autre. Les chiens se déplaceront sans doute en meutes tels les loups avec qui ils pourront s'accoupler. Je ne vous parle même pas des insectes, termites et autres cafards pour qui ce sera la fête tous les jours. Les voitures auront leur squelette à l'air en 25 ou 30 ans, même sous un climat relativement clément (nous ne parlons pas des côtes écossaises).
Et finalement, notre civilisation ne laissera que peu de traces. Subsisteront...les pyramides de Gizeh et la grande muraille de Chine ! Sans doute rien de "notre monde moderne".Parce que notre ciment, plus riche en eau et en sable que celui des Romains, n'aura pas la même résistance que celui du Colisée. Les Egyptiens avaient trouvé les tablettes en argile, nous pensions que nos CD et DVD valaient mieux. Que nenni ! Ils tiendront au mieux quelques siècles, quand les tablettes ont traversé des millénaires.
Ah si, nous laisserons quelques preuves de notre existence...toutes nos installations nucléaires ! Des linguistes et des philosophes cherchent en vain un moyen de signaler la présence de déchets radioactifs par un symbole qui se voudrait compréhensible et universel.
En vain, les symboles variant trop au fil des civilisations.
Comme quoi, la seule empreinte que nous laisserons sera...nocive :(
Une vie après l'homme, documentaire en 2 épisodes, imagine avec réalité ce qu'il adviendrait de notre bonne vieille Terre et de tout ce qu'elle porte si nous disparaissions.
http://www.planete.tm.fr/programmes/fiche.html?PROG_ID=10655530000001&BROA_ID=40656
Le documentaire est ponctué d'images de synthèse superbes et de commentaires simples de spécialistes (écologistes urbains, ingénieurs du génie civil, and so on).
L'heure n'est pas à la rigolade. Déjà, c'est Dimanche, le ciel est gris et nous entrons dans l'automne. Et ensuite nous laissons la télévision nous expliquer que les ponts s'effondreront très vite, faute d'un entretien régulier. La tour Eiffel résistera un peu plus mais ce n'est que reculer pour mieux sauter (nous ne serons plus là pour la repeindre tous les 7 ans). Le ciment des buildings s'effritera, l'eau reprendra vite sa place dans les villes désaffectées et bientôt recouvertes par une végétation luxuriante. Les chats, redevenus sauvages, chasseront sur le toît des immeubles et qui sait, deviendront peut être volants à l'instar de ces écureuils qui sautent d'un arbre à un autre. Les chiens se déplaceront sans doute en meutes tels les loups avec qui ils pourront s'accoupler. Je ne vous parle même pas des insectes, termites et autres cafards pour qui ce sera la fête tous les jours. Les voitures auront leur squelette à l'air en 25 ou 30 ans, même sous un climat relativement clément (nous ne parlons pas des côtes écossaises).
Et finalement, notre civilisation ne laissera que peu de traces. Subsisteront...les pyramides de Gizeh et la grande muraille de Chine ! Sans doute rien de "notre monde moderne".Parce que notre ciment, plus riche en eau et en sable que celui des Romains, n'aura pas la même résistance que celui du Colisée. Les Egyptiens avaient trouvé les tablettes en argile, nous pensions que nos CD et DVD valaient mieux. Que nenni ! Ils tiendront au mieux quelques siècles, quand les tablettes ont traversé des millénaires.
Ah si, nous laisserons quelques preuves de notre existence...toutes nos installations nucléaires ! Des linguistes et des philosophes cherchent en vain un moyen de signaler la présence de déchets radioactifs par un symbole qui se voudrait compréhensible et universel.
En vain, les symboles variant trop au fil des civilisations.
Comme quoi, la seule empreinte que nous laisserons sera...nocive :(
dimanche 7 septembre 2008
Opinion publique : le nouveau média ?
Aujourd'hui, qu'est ce que les médias ?
A l 'époque des blogs, des médias participatifs et de la part croissante donnée aux lecteurs et aux auditeurs, il est de plus en plus difficile de définir ce qu'est l'information.
Bénoït Raphael définit le journalisme comme de l'information vérifiée et filtrée.
http://benoit-raphael.blogspot.com/2008/03/alors-que-au-moment-du-lancement-de.html
Et effectivement, quand ces deux conditions ne sont pas réalisées, nous parlons bien d'erreurs.
Jean Pierre Elkabach a demandé aux journalistes d'Europe 1 d'annoncer le décès de Pscal Sevran en avril 2008 alors qu'ils n'arrivaient pas à confirmer l'information. Et Laurent Ruquier (également sur Europe 1) de relayer l'information sur l'antenne de France 2.
De la même manière, Florence Schaal qui annonce lors du JT de 20 heures la mort d'un petit garçon finalement retrouvé sain et sauf début août.
Et dans les deux cas, l'affaire a fait grand bruit. Mais la course au scoop qui est lancée depuis quelques années ne risque-t-il pas de favoriser ces erreurs qui à la longue ne seront plus démasquées ?
Sortons du petit monde des journalistes maintenant. Qu'en est-il du citoyen lambda ?
Des sites internet comme MediaPart d'Edwy Plenel http://www.mediapart.fr/ ou Agoravox http://www.agoravox.fr/ pour ne citer qu'eux donnent la parole aux malheureux démunis de carte de presse. Prenons l'exemple d'Agoravox : les articles sont filtrés et doivent correspondre à la politique éditoriale (actualité, vérifiabilité des faits etc.). Donc finalement, les articles publiés correspondent à des critères décidés par quelques uns. Mais c'est là l'assurance de la crédibilité. A ceux qui veulent s'exprimer la charge d'assurer leurs dires, et donc leurs arrières.
En revanche, sur la radio, l'exercice est sans doute beaucoup plus périlleux.
Parlons de ce que je connais. Sur Europe 1 et notamment lors du 11h - 14h animé par Jean-Marc Morandini, une place croissante est donnée à l'expression des auditeurs. Je ne prône pas pour une élite journalistique qui ne laisserait aucune parole aux auditeurs.
Mais le danger existe bien non ?
1) Jean-Marc Morandini laisse parfois s'exprimer les parties dont il partage les opinions et baillonne les adversaires. La parole aux auditeurs n'est à mon sens juste que si elle ouvre la porte à tout le monde. Sinon, ne laissons la parole à personne !
2) L'avis de la personne lambda est parfois directement opposée à celle des experts. Et là en revanche, mon sentiment est beaucoup plus tranché. N'opposons pas la parole d'un spécialiste et celle d'un néophyte. Chacun à sa place et les vaches seront bien gardées. Ce qui en découle :
3) OK pour laisser tout le monde s'exprimer mais l'auditeur doit pouvoir faire la part des choses. Se vanter d'avoir "entendu à la radio" que tel truc s'était passé, d'accord. Mais peut être que le bonhomme qui a annoncé fièrement l'événement le tenait peut être de la voisine de la grand-mère de sa femme...
Tout ça pour dire que dans tous les cas, journalistes ou non, la volonté de vérifier ce que l'on annonce doit rester plus forte que la volonté de se faire entendre. N'oublions pas de nous effacer derrière l'information.
PS : je ne souhaite pas faire ici des leçons de morale. Pour les billets écrits précédemment dans ce blog, les informations ont été vérifiées et j'essaie de m'y tenir pour chaque publication que je sors. Mais, ceux s'essaient à la tâche savent qu'elle n'est pas toujours aisée. Ce qui explique parfois des erreurs....
A l 'époque des blogs, des médias participatifs et de la part croissante donnée aux lecteurs et aux auditeurs, il est de plus en plus difficile de définir ce qu'est l'information.
Bénoït Raphael définit le journalisme comme de l'information vérifiée et filtrée.
http://benoit-raphael.blogspot.com/2008/03/alors-que-au-moment-du-lancement-de.html
Et effectivement, quand ces deux conditions ne sont pas réalisées, nous parlons bien d'erreurs.
Jean Pierre Elkabach a demandé aux journalistes d'Europe 1 d'annoncer le décès de Pscal Sevran en avril 2008 alors qu'ils n'arrivaient pas à confirmer l'information. Et Laurent Ruquier (également sur Europe 1) de relayer l'information sur l'antenne de France 2.
De la même manière, Florence Schaal qui annonce lors du JT de 20 heures la mort d'un petit garçon finalement retrouvé sain et sauf début août.
Et dans les deux cas, l'affaire a fait grand bruit. Mais la course au scoop qui est lancée depuis quelques années ne risque-t-il pas de favoriser ces erreurs qui à la longue ne seront plus démasquées ?
Sortons du petit monde des journalistes maintenant. Qu'en est-il du citoyen lambda ?
Des sites internet comme MediaPart d'Edwy Plenel http://www.mediapart.fr/ ou Agoravox http://www.agoravox.fr/ pour ne citer qu'eux donnent la parole aux malheureux démunis de carte de presse. Prenons l'exemple d'Agoravox : les articles sont filtrés et doivent correspondre à la politique éditoriale (actualité, vérifiabilité des faits etc.). Donc finalement, les articles publiés correspondent à des critères décidés par quelques uns. Mais c'est là l'assurance de la crédibilité. A ceux qui veulent s'exprimer la charge d'assurer leurs dires, et donc leurs arrières.
En revanche, sur la radio, l'exercice est sans doute beaucoup plus périlleux.
Parlons de ce que je connais. Sur Europe 1 et notamment lors du 11h - 14h animé par Jean-Marc Morandini, une place croissante est donnée à l'expression des auditeurs. Je ne prône pas pour une élite journalistique qui ne laisserait aucune parole aux auditeurs.
Mais le danger existe bien non ?
1) Jean-Marc Morandini laisse parfois s'exprimer les parties dont il partage les opinions et baillonne les adversaires. La parole aux auditeurs n'est à mon sens juste que si elle ouvre la porte à tout le monde. Sinon, ne laissons la parole à personne !
2) L'avis de la personne lambda est parfois directement opposée à celle des experts. Et là en revanche, mon sentiment est beaucoup plus tranché. N'opposons pas la parole d'un spécialiste et celle d'un néophyte. Chacun à sa place et les vaches seront bien gardées. Ce qui en découle :
3) OK pour laisser tout le monde s'exprimer mais l'auditeur doit pouvoir faire la part des choses. Se vanter d'avoir "entendu à la radio" que tel truc s'était passé, d'accord. Mais peut être que le bonhomme qui a annoncé fièrement l'événement le tenait peut être de la voisine de la grand-mère de sa femme...
Tout ça pour dire que dans tous les cas, journalistes ou non, la volonté de vérifier ce que l'on annonce doit rester plus forte que la volonté de se faire entendre. N'oublions pas de nous effacer derrière l'information.
PS : je ne souhaite pas faire ici des leçons de morale. Pour les billets écrits précédemment dans ce blog, les informations ont été vérifiées et j'essaie de m'y tenir pour chaque publication que je sors. Mais, ceux s'essaient à la tâche savent qu'elle n'est pas toujours aisée. Ce qui explique parfois des erreurs....
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mercredi 20 août 2008
Espoirs qui partent en fumée (de joint ?)
Un article paru dans "Le Monde" du Mercredi 20 Août et visible sur le site (voir le lien ci-dessous) explique les effets secondaires plus que délétères d'un médicament pourtant porteur d'espoir, l'Acomplia. Censé lutter contre l'obésité, l'Acomplia entraîne des complications psychologiques notamment des dépressions. Tout ça, la faute aux récepteurs cannabinoïdes ! Attention, précisons tout de suite. Il ne s'agit pas de récepteurs au cannabis : Dame Nature n'est pas si généreuse en temps. Pour rien au monde elle ne dépenserait la moindre énergie à concocter une molécule capable de reconnaître le cannabis pour notre bon plaisir !
Les scientifiques ont donc, après découverte de ces récepteurs, émis l'hypothèe qu'il existait des susbtances analogues au cannabis secrétées naturellement dans l'organisme humain (cette espèce n'est pas la seule concernée, mais ne bousculons pas la vision anthropocentrique de notre bonne vieille terre). Par opposition aux cannabinoïdes exogènes (que les consommateurs de space cake et autres grosses cigarettes connaissent bien), ces substances ont été baptisées endocannabinoïdes. Et petit à petit, la communauté scientifique, en particulier les biologistes ont découvert les nombreuses fonctions de ces récepteurs :
1) Dans l'atténuation de la douleur, de quoi aider les personnes en fin de vie ou celles résistant par exemple à la morphine. Et un avantage sur l'opiacée : le cannabis n'a pas de dose létale et n'induit pas de mortalité aigüe.
2) Des effets antiépileptiques.
3) Dans la stimulation de la faim. C'est connu : qui fume un joint mange bien. Comme le biologiste (mot large qui comprend les physiologistes, les biochimistes et autres specimens du genre) a les pieds sur terre, il a pensé aux nombreuses applications dans le domaine médical. Redonner l'envie de manger aux anorexiques en utilisant des composés appartenant à la même famille des cannabinoïdes ou au contraire réduire l'appétit des personnes en surpoids en bloquant leurs récepteurs. D'où l'Acomplia, qui, en se fichant dans les récepteurs aux endocannabinoïdes, les empêche d'agir et donc de déclencher la sensation de faim. Mais le problème est que
4) les endocannabinoïdes jouent également un rôle dans le système nerveux central et dans les fonctions cognitives (comme un neurotransmetteur, enfin presque; les endocannabinoïdes en ont certaines propriétés). Et donc agissent sur l'"humeur". Imaginez donc le bordel là-haut quand on bloque les récepteurs ! D'où problèmes de dépression, quand il ne s'agit pas de troubles psychiatriques plus sévères.
Et pour que l'on ne puisse pas me reprocher de ne pas insister sur les inconvénients de telles substances illicites, je me permets d'ajouter que 5) la surdose des (endo)cannabinoïdes entraînent des pertes de mémoire notamment à court terme, des difficultés d'apprentissage et de concentration (essayez donc de lire du Nietzsche complètement stone...Quoique même clair, on pige que dalle)
En découvrant les endocannabinoïdes et leurs récepteurs, le petit monde scientifique y a vu des dizaines d'applications puisqu'ils étaient impliqués dans plusieurs fonctions de l'organisme humain. Mais le souci réside aussi dans cette multifonctionnalité.
Il n'y a aucune raison pour que l'Acomplia ne bloque que les récepteurs impliqués dans la faim et non ceux jouant un rôle dans les capacités cognitives. Le ciblage aussi précis n'est pour le moment, malheureusement, envisageable.
Il faudra encore du temps, du travail et de l'humilité...
http://www.lemonde.fr/archives/article/2008/08/19/acomplia-prescription-sous-haut-controle_1085453_0.html
Les scientifiques ont donc, après découverte de ces récepteurs, émis l'hypothèe qu'il existait des susbtances analogues au cannabis secrétées naturellement dans l'organisme humain (cette espèce n'est pas la seule concernée, mais ne bousculons pas la vision anthropocentrique de notre bonne vieille terre). Par opposition aux cannabinoïdes exogènes (que les consommateurs de space cake et autres grosses cigarettes connaissent bien), ces substances ont été baptisées endocannabinoïdes. Et petit à petit, la communauté scientifique, en particulier les biologistes ont découvert les nombreuses fonctions de ces récepteurs :
1) Dans l'atténuation de la douleur, de quoi aider les personnes en fin de vie ou celles résistant par exemple à la morphine. Et un avantage sur l'opiacée : le cannabis n'a pas de dose létale et n'induit pas de mortalité aigüe.
2) Des effets antiépileptiques.
3) Dans la stimulation de la faim. C'est connu : qui fume un joint mange bien. Comme le biologiste (mot large qui comprend les physiologistes, les biochimistes et autres specimens du genre) a les pieds sur terre, il a pensé aux nombreuses applications dans le domaine médical. Redonner l'envie de manger aux anorexiques en utilisant des composés appartenant à la même famille des cannabinoïdes ou au contraire réduire l'appétit des personnes en surpoids en bloquant leurs récepteurs. D'où l'Acomplia, qui, en se fichant dans les récepteurs aux endocannabinoïdes, les empêche d'agir et donc de déclencher la sensation de faim. Mais le problème est que
4) les endocannabinoïdes jouent également un rôle dans le système nerveux central et dans les fonctions cognitives (comme un neurotransmetteur, enfin presque; les endocannabinoïdes en ont certaines propriétés). Et donc agissent sur l'"humeur". Imaginez donc le bordel là-haut quand on bloque les récepteurs ! D'où problèmes de dépression, quand il ne s'agit pas de troubles psychiatriques plus sévères.
Et pour que l'on ne puisse pas me reprocher de ne pas insister sur les inconvénients de telles substances illicites, je me permets d'ajouter que 5) la surdose des (endo)cannabinoïdes entraînent des pertes de mémoire notamment à court terme, des difficultés d'apprentissage et de concentration (essayez donc de lire du Nietzsche complètement stone...Quoique même clair, on pige que dalle)
En découvrant les endocannabinoïdes et leurs récepteurs, le petit monde scientifique y a vu des dizaines d'applications puisqu'ils étaient impliqués dans plusieurs fonctions de l'organisme humain. Mais le souci réside aussi dans cette multifonctionnalité.
Il n'y a aucune raison pour que l'Acomplia ne bloque que les récepteurs impliqués dans la faim et non ceux jouant un rôle dans les capacités cognitives. Le ciblage aussi précis n'est pour le moment, malheureusement, envisageable.
Il faudra encore du temps, du travail et de l'humilité...
http://www.lemonde.fr/archives/article/2008/08/19/acomplia-prescription-sous-haut-controle_1085453_0.html
mardi 19 août 2008
Grippe "espagnole", nous t'attendons de pied ferme !
Dans "Le Monde" tout frais d'aujourd'hui (Mardi 19 Août 2008), Paul Benkimoun nous informe que les survivants de la fameuse "grippe espagnole" (qui doit son nom au seul fait que l'Espagne, non impliquée dans le conflit de 14-18 avait tout le temps d'officialiser les cas de maladie) portent encore en eux des anticorps efficaces (évidemment, pour ceux qui explosent l'espérance de vie). Vous savez, les anticorps, ces petites choses qui nous permettent de nous défendre contre toutes les saloperies que nous pouvons choper. Dans la nature, nous les produisons une fois la petite bébête rencontrée. Pasteur, un jour d 'oisiveté (pas tout à fait en fait, voyez la suite), s'est dit que ce serait peut-être plus simple d'injecter directement un pathogène non virulent pour être protégé aussitôt. Excusons la nature de prendre parfois son temps. Et rendons à César ce qui appartient à César. Hommage à Edward Jenner qui est en réalité à l'origine de ce qui nous évite aujourd'hui de contracter la diphtérie, le tétanos ou la rubéole. Au 18ème siècle sévissait la vaccine ou variole de la vache. Les paysans de l'Angleterre profonde qui trayaient les bovins malades présentaient des petits boutons sur les mains. Mais en même temps résistaient aux attaques virulentes de la variole (humaine cette fois). Petits maux pour un grand bien. Jenner, l'oeil aiguisé et l'esprit alerte, eut donc l'idée d'apposer quelques gouttes de lait de la vache malade à la base du nez de l'homme qui lui ne serait donc plus. Pasteur a repris le même système, et pas vache, a rendu hommage à Jenner en appelant ce procédé vaccination.
Revenons à notre grippe espagnole. Première constatation : des bonshommes sont assez résistants pour déjà ne pas succomber à la grippe espagnole et ensuite vivre 90 ans (le panel est riche de 32 personnes, agées de 2 à 12 ans lors de l'épidémie). Leurs anticorps ne doivent pas être du pipi de chat. La preuve, isolés des globules blancs du panel, ils protègent de pauvres petites souris à qui des scientifiques ont inoculé le virus de la grippe espagnole (le scientifique est viscéralement méchant). Les anticorps sont donc encore actifs. Les scientifiques, maintenant superhéros, pourront mettre un vaccin au point en cas de résurgence du H1N1 (virus de la grippe espagnole) ou d'un virus approchant. Youpi !
Au moins une saloperie qui ne nous aura pas !
http://www.lemonde.fr/sciences-et-environnement/article/2008/08/18/des-survivants-de-la-grippe-de-1918-produisent-des-anticorps-efficaces_1084951_3244.html#ens_id=741460
Revenons à notre grippe espagnole. Première constatation : des bonshommes sont assez résistants pour déjà ne pas succomber à la grippe espagnole et ensuite vivre 90 ans (le panel est riche de 32 personnes, agées de 2 à 12 ans lors de l'épidémie). Leurs anticorps ne doivent pas être du pipi de chat. La preuve, isolés des globules blancs du panel, ils protègent de pauvres petites souris à qui des scientifiques ont inoculé le virus de la grippe espagnole (le scientifique est viscéralement méchant). Les anticorps sont donc encore actifs. Les scientifiques, maintenant superhéros, pourront mettre un vaccin au point en cas de résurgence du H1N1 (virus de la grippe espagnole) ou d'un virus approchant. Youpi !
Au moins une saloperie qui ne nous aura pas !
http://www.lemonde.fr/sciences-et-environnement/article/2008/08/18/des-survivants-de-la-grippe-de-1918-produisent-des-anticorps-efficaces_1084951_3244.html#ens_id=741460
lundi 18 août 2008
Renouveau "Mondial"
Un mois d'absence. Et pourtant pas un mois de vacances, mais plutôt un mois de réflexion. Je suis plus rapide que Marylin.
Quel axe donner à ce blog ? Ma petite existence n'intéressera personne, j'en conviens. En revanche, lectrice assidue du Monde, j'ai entrepris un travail de fourmi. Collecter et archiver des articles de chaque édition. Entre 10 et 20 environ par exemplaire. L'impression recto verso ainsi que la densité du journal oblige à faire ce que l'on déteste sans doute le plus sur cette basse terre : un choix.
Et voilà que je repense (enfin) à mon blog en train de pourrir. Peut être me servira-t-il de tribune pour parler de sujets insolites, de réactions face à des événements tombés dans l'oubli...
Vous m'excuserez pour le parti pris. Très peu de pages "économie" : ce sont les seules pages que je lis (ou pas) sans envie, sauf peut être quelques titres accrocheurs.
Une part importante, dans la rubrique culture, consacrée à la danse : à la fois déformation professionnelle et intérêt personnel.
Beaucoup de sujets traitant de faits divers et d'histoire, sans oublier le social.
Un goût prononcé pour les sujets consacrés à l'art et à la littérature.
Une foultitude d'articles parfois en lien très discret avec l'Amérique du Sud et en particulier le Pérou.
Et enfin, toujours récupérés (parfois au sacrifice d'articles fort intéressants), les rubriques traitant des sciences et environnement, notamment la biochimie (personne n'est parfait, ma formation universitaire m'ayant conduit là où je ne m'y attendais pas).
Excusez moi d'utiliser pour seule source "le Monde". Mais le jour ne dure que 24 heures. Peut être parviendrais-je à un rythme de croisière qui me permettra plus.
Je ne vous apprendrais sans doute rien de neuf. Mais au moins, aurais-je l'impression de passer mes heures de loisir utilement.
Bonne lecture à tous
http://www.lemonde.fr/
Quel axe donner à ce blog ? Ma petite existence n'intéressera personne, j'en conviens. En revanche, lectrice assidue du Monde, j'ai entrepris un travail de fourmi. Collecter et archiver des articles de chaque édition. Entre 10 et 20 environ par exemplaire. L'impression recto verso ainsi que la densité du journal oblige à faire ce que l'on déteste sans doute le plus sur cette basse terre : un choix.
Et voilà que je repense (enfin) à mon blog en train de pourrir. Peut être me servira-t-il de tribune pour parler de sujets insolites, de réactions face à des événements tombés dans l'oubli...
Vous m'excuserez pour le parti pris. Très peu de pages "économie" : ce sont les seules pages que je lis (ou pas) sans envie, sauf peut être quelques titres accrocheurs.
Une part importante, dans la rubrique culture, consacrée à la danse : à la fois déformation professionnelle et intérêt personnel.
Beaucoup de sujets traitant de faits divers et d'histoire, sans oublier le social.
Un goût prononcé pour les sujets consacrés à l'art et à la littérature.
Une foultitude d'articles parfois en lien très discret avec l'Amérique du Sud et en particulier le Pérou.
Et enfin, toujours récupérés (parfois au sacrifice d'articles fort intéressants), les rubriques traitant des sciences et environnement, notamment la biochimie (personne n'est parfait, ma formation universitaire m'ayant conduit là où je ne m'y attendais pas).
Excusez moi d'utiliser pour seule source "le Monde". Mais le jour ne dure que 24 heures. Peut être parviendrais-je à un rythme de croisière qui me permettra plus.
Je ne vous apprendrais sans doute rien de neuf. Mais au moins, aurais-je l'impression de passer mes heures de loisir utilement.
Bonne lecture à tous
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